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Securité routière




En 2002, le coût social de l’insécurité routière était estimé à 27,8 milliards d’euros se répartissant entre 8,1 milliards pour les tués, 3,7 milliards pour les blessés graves et 2,6 milliards pour les blessés légers.

 
La mission de sécurité routière

Après avoir été pendant de nombreuses années l’un des plus mauvais élèves de l’Europe en matière de sécurité routière, la France a connu une amélioration sans précédent de son accidentalité, voyant le nombre de tués passer nettement sous la barre des 6000 par an alors qu’il semblait devoir rester par fatalité aux alentours de 8000. En 2004 l’objectif de passer sous la barre des 5000 tués semble même pouvoir être atteint.

Le déclenchement de cette évolution particulièrement favorable a été la déclaration présidentielle du 14 juillet 2002 faisant de la lutte contre l’insécurité routière une priorité gouvernementale.

Ainsi, des mesures sans précédent ont donné les moyens nécessaires à la lutte contre ce fléau indigne d’une société avancée.

La prise de conscience nationale reste intimement liée à l’adhésion de la majorité des Français à la politique de développement de la sécurité routière.

Cependant, à l’instar de ce qui se passe chez nos voisins européens, force est de constater qu’elle doit non seulement s’appuyer sur une politique importante de prévention de communication, de prévention et de formation mais qu’elle passe irrémédiablement par une action répressive ferme et équitable. A ce titre, la gendarmerie, en charge de 95% du réseau routier national joue un rôle déterminant par l’action journalière de l’ensemble de ses unités.

Les résultats favorables de l’accidentologie 2003, avec une baisse sans précédent du nombre des tués de plus de 20%, mais aussi des blessés a entraîné une économie pour la nation de 3,6 milliards d’euros. C’est ainsi que près de 23.000 personnes de moins se seront présentées aux services des urgences hospitaliers, cette baisse ayant déjà été amorcée en 2002.

Cet effort doit être continué car chaque jour en 2003, ce sont encore 16 personnes qui ont été tuées et 317 autres blessées sur les routes.

Par ailleurs, théâtre de trop nombreux drames, les axes routiers sont aussi le principal vecteur de déplacement de la délinquance.
L’action continue de contrôle exercée par la gendarmerie sur l’ensemble de ces axes permet de mieux lutter contre les trafics illicites de personnes et de marchandises.

 
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