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Bernard CHEVALIER Responsable OR.GE.CO Agro-alimentaire
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Agro-alimentaire
Marges arrières et Triple Net De quoi s'agit-il ?
Le système des « marges arrières » a mis en avant les mauvaises habitudes de la distribution - grandes et moyennes surfaces.
Nous éviterons le terme de « racket » pour évoquer le pactole accumulé depuis plusieurs décennies par les hypers et supers marchés au détriment des industriels et producteurs.
En effet, habitude a été prise de (sur) facturer divers services, parfois mêmes fictifs - prospectus, « mise en avant », ouverture, anniversaire - plus généralement toutes actions qui constituent la promotion ou la vente simple d'un produit ou d'une marque.
Cette « habitude » a permis en quelques années aux leaders de la distribution de « taxer » plusieurs millions d'euros, dont bien entendu le consommateur ne voyait que peu la couleur !
Pour que les fabricants puissent récupérer ces coûts, les prix des marques nationales en France ont augmenté bien plus vite que dans les autres pays européens. Aujourd'hui, certains distributeurs demandent la disparition complète du système des « marges arrières » pour en revenir au BA- BA du métier d'acheteur :
- Discuter librement avec les fournisseurs des conditions générales de vente
- Définir librement des prix de vente en tenant compte des frais, des marges et de la concurrence.
Cela s'appelle peut être l'économie libérale ou « le métier d'épicier ».
Nous sommes favorables à cette demande, car l'efficience commerciale permettrait alors de séparer le bon grain de « l'ivraie » et, au consommateur final de jouer les arbitres par le choix qu'il opére.
Mais cette vision semble trop libérale pour certains ! Faisons l'essai pour voir et espérons que la sauvegarde de profits garantis, ne se dissimule pas dans quelques mesures protectionnistes.
En effet, la loi a pérennisé depuis plusieurs années cette « cagnotte », en interdisant d'utiliser les « marges arrières » pour fixer le seuil de la vente à perte et donc les prix planchers possibles.
Seul compte alors la facture basée sur les conditions générales de vente et non ses annexes, soigneusement dissimulées.
Après de nombreuses tractations en 2006 et 2007, une première réforme a permis de réincorporer une partie, puis, la totalité des marges arrières pour le calcul du seuil de vente à perte.
Un léger effet s'est fait ressentir sur le prix des marques nationales, mais l'augmentation des matières premières comme le sucre, les céréales ou le cacao a limité l'effet global, sur les marques de distributeurs en particulier.
La mise en place du Triple Net est le but de la future loi concurrence et consommation – Loi Chatel – sans doute. Il s'agira, pour le calcul du seuil de vente à perte, de prendre en compte le tarif facturé moins les marges arrières et moins 15%C'est un premier pas mais bien insuffisant pour l'avenir.
Bernard
CHEVALIER Responsable
Agro Alimentaire OR.GE.CO
Organismes nationaux Dossiers
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